jeudi 5 janvier 2012

L'écologisme de la joie : Solution numéro 98, acte II

Après la Solution Numéro 92 : "comment dépolluer sa maison qu'on nettoie trop avec n'importe quoi", la solution numéro 8 : "comment éviter de comparer n'importe quoi avec autre chose qui n'est pas la même chose" et la solution numéro 37 "Comment contribuer à l'augmentation de la croissance économique en consommant moins", après l'acte I du présent message, souhaitons la bienvenue à la solution numéro 98, acte II.

En raison de la taille exceptionnelle de cette solution hors normes, elle vous aura été présentée en plusieurs morceaux. Mes lecteurs et lectrices les plus anciens ont peut-être reconnu un message déjà publié par ailleurs, à l'instar de ma chère Simone :-)
La solution numéro 98 se propose de répondre à la problématique : "Comment vivre en autarcie et régaler ses amis avec un bon repas à base de quiche". C'est très simple, cela prend du temps, mais c'est très simple. Bienvenue pour la deuxième fois dans un monde de quiche maison, acte II :

Si vous prenez cette histoire en route, sachez que vous devez impérativement lire La quichaton Lorraine, part I avant ce message.

Mettons que tout se soit passé comme prévu. Je dis bien mettons. C'est très peu probable mais de toute façon nous n'avons pas le choix, il nous faut raisonner dans l'absolu et dans l'idéal.
Nous en étions restés au joli mois de juillet durant lequel vous avez moissonné, etc.
Au mois d'août, faites comme d'habitude, occupez-vous de vos animaux (vous ai-je dit de traire vos vaches et de ramasser les œufs de vos poules le plus régulièrement possible ?) et espérez que tout se passe bien.

"Désolé pour la tourte au sandre, les gars, mais ça ne mord pas.
On est bons pour une quichaton !"

Entrons maintenant dans le vif de la recette...
Quelques jours avant le 04 septembre 2012, priez pour que quelques beaux orages précèdent un ensoleillement parfait, condition nécessaire au développement de superbes agarics champêtres, que vous allez cueillir dans le pré en herbe qui jouxte votre champ semé de moutarde. Avec un peu de chance, celle-ci sera montée à temps.
Ce bel agaric sauvage remplacera avantageusement des champignons de Paris qui auront poussé dans vous ne savez quelle cave humide.
..

Certes, on ne ramasse pas toujours ce qu'on veut...

Voilà, tout est beau, tout est bien et vous voilà, le 04 septembre au matin, détenteur d'un éventail de fabuleux ingrédients frais que vous avez produits vous-mêmes !

Voyons plutôt la liste des ingrédients :

De l'eau pure de la rivière
400g de farine de votre blé, sans vers de farine de préférence
200 g de beurre frais à partir du bon lait de votre bonne vache normande
5 œufs frais de vos poules
100g de votre emmenthal affiné râpé
De la pâte de moutarde à partir de vos graines et de la recette ancestrale des maîtres moutardiers de Dijon
25 cl de lait du jour de votre bonne vache normande
200 g de crème fraîche de votre bonne vache normande, faite la veille
2 belles psalliotes fraîches, cueillies de préférence le matin du 04
Deux oignons frais
Une bonne tranche de poitrine correctement fumée
Des herbes fraîches du jardin
Un peu de sel emprunté à la voisine

Et comment procéder :

- Faites votre pâte brisée avec 400 g de farine, 200 g de beurre, un peu d'eau, un peu de sel et un jaune d’œuf, mais ne comptez pas sur moi pour vous décrire la procédure en détail (ni dans le bon ordre).

- Étalez votre pâte sur un moule. Badigeonnez le fond avec de la moutarde et disposez dessus l'emmenthal râpé.

- A part, vous aurez découpé la poitrine et les oignons en dés, ainsi que les agarics en lamelles fines. Faites cuire poitrine, oignons et agarics ensemble, sans laisser brûler.

- Faites la "migaine" : battez ensemble le lait, la crème et 4 œufs entiers jusqu'à obtenir un appareil bien homogène. Ajoutez les herbes fraîches, mélangez doucement.

- Versez l'appareil sur l'emmenthal qui couvre le fond de tarte. Ajoutez-y le mélange cuit poitrine-oignons-agaric. Salez si nécessaire.

- Préchauffez votre four 10 minutes à température élevée puis faites cuire 45 minutes à 210 °. Ajustez le temps de cuisson et/ou la température en fonction de l'âge et des compétences de votre four. Retirez la quichaton quand le dessus dore sans noircir.

- Coupez la quichaton, servez tiède et attendez les compliments en restant modeste : "Non non, c'est très peu de choses, juste un an de travail et 75 000 euros de dépenses..."

Faites la part (de quiche) des choses et testez cette recette en toute confiance ;))


Si vous craignez pour votre ligne, remplacez tous les produits gras par du lait de soja, des pommes et des brocolis. Servez glacé en sorbet...
Et surtout soyez heureux, le chef vous en prie.

"La quichaton n'est pas cuite, encore.
Je peux vous servir à boire ?"

Vous l'aurez compris, atteindre un tel degré d'autarcie est très difficile. C'est cependant moins une utopie qu'il n'y paraît pour certains de nos amis, qui tendent de plus en plus vers une auto-suffisance alimentaire.
Si vous les connaissiez, vous verriez que j'ai à peine forcé le trait...

A bientôt pour d'autres solutions simples et idées reçues extravagantes !

5 commentaires:

  1. Autarcie totale : en dessert je bouffe ton chapeau!

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  2. Pourquoi le 4 septembre et pas le 11 ? Cette recette est une telle bombe révolutionnaire qu'elle l'eût mérité, m'est avis^^

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  3. Mais y'a eu un truc le 4 septembre, puisqu'il a une rue à Paris ..
    Et même une station de métro...
    ???
    P

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  4. Je viens de rire et je me demande aussi pk le 4 septembre et je pense que tu vas nous le dire
    Merci pour ton humour quel plaisir de rire un peu sur les blogs
    Bonne journée

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  5. manouche, tu peux y aller, c'est de la paille véritable ;)

    deef, alma et France, c'est pure coïncidence pour la date. C'est peut-être parce que je suis né un 04 (décembre). Quant à septembre, c'est parce que tous les ingrédients sont prêts en fin d'été ;)

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